RADEAUX

Création : Novembre 2009

Lieu : Grand Théâtre de Reims





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photo : Sigrid Colomyes

L'équipe de création

Livret : Christian Siméon
Compositeur : Xavier Rosselle
Mise en scène : Jean-Marie Lejude

Lumière et
scénographie : Thierry Vareille
Ass. mise en scène : Marine Mane
Régisseur : Pierrick Auboin
Son : Jean-Marc Battalier
Costumes : Emilie Kayser


photo : Sigrid Colomyes

Distribution

Chef d’Orchestre : Ruth Schereiner

Chanteurs/Interprètes :

Ghyslaine Raphanel : Alice et Alma
Matthieu Lécroart : Philippe et Géricault
Steeve Brudey : Youssef et Joseph
Mathieu Muglioni : Delacroix
Pwembe Mwanaku : Abdou
Ghassan El Hakim : Amir

Musiciens :

Saxophone : Thomas Gobert
Violoncelle : Alexandre Lacour
Percussions : Vincent Lecrocq



Coproduction

Le Grand Théâtre de Reims
Cie L’œil du tigre
Césaré,
Centre national de création musicale
Les 7 Collines,
scène conventionnée de Tulle



photo : Sigrid Colomyes

A propos de la musique

La plupart des opéras sont écrits sous la forme d’un travail hiérarchique, (écriture du texte, puis de la musique et le tout est mis en scène).

La particularité de notre projet est la rencontre d’un metteur en scène, un écrivain, un scénographe et un musicien, pour faire un travail commun en spirale ou chacun nourrit l’autre, en ayant un but et un sens commun, mais sans savoir par quel chemin y arriver.

Quelques points de départ :

Trouver un espace scénique inhabituel avec un petit ensemble de musiciens sur scène, un chœur de chanteurs d’où émerge des solos, relayés et enrichis par un dispositif électroacoustique.

Un texte chanté ou un chant sans texte pour développer dans l’imaginaire, la dramaturgie. Une formation inhabituelle avec une palette et des combinaisons de timbres et de sonorités importantes, pour colorer la voix parlée, chantée, parlée-chantée, hurlée, chuchotée…

Sur ce thème extra-musical de l’exil à tout prix, inventer des techniques de composition les plus adéquates où l’inspiration puisée hors de la musique génère la forme, l’écriture et la présentation. Une musique contemporaine non illustrative construite sur des complicités et des affrontements.

Xavier Rosselle

A propos de la mise en scène

Le tragique, l'homme se l'invente et se l'impose; l'artiste le transpose. Géricault n'a pas inventé "le radeau de la méduse" pas plus qu'un contemporain "les boat-people". Deux siècles séparent ces bateaux de fortune et d'infortune mais les parallèles se rejoignent ici, au centre de la mer. Dans "Un rêve de pierre", Michel Schneider nous dit de Géricault "qu'il fut le peintre de ce qui fuit, meurt, disparait". Epitaphe d'une actualité criante. Criante, en effet, la désespérance d'un monde qui pousse l'homme à l'inéluctable. Criantes la détermination et sa dérision.
Quels mots pour dire les cris?
Quelle musique?
Il sera une fois, une histoire de femmes et d'hommes; une histoire en forme de chœur. Il sera une fois, un chant déguisé en destin.

Ces "médusés" seront cet ange de Baudelaire,

"Imprudent voyageur
qu'a tenté l'amour du difforme,
au fond d'un cauchemar énorme
se débattant comme un nageur,
et luttant contre un gigantesque remous
qui va chantant comme les fous
un malheureux ensorcelé
cherchant la lumière et la clé"…

Il est à peine estompé le "Radeau" de Géricault, que le ressac livre son chant à des rafiots clandestins…

Jean-Marie Lejude

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